Instantanés

Publié le par Lili

Ses nuits sont des suspens où la figure, à bout de bras retenue, bascule.

 

Le corps se déplie au rythme de l’horloge, l’image miroir de ses instants témoigne.



Les diodes décomptent la nuit, mesurent l'insomnie ou arbitrent les rêves : draps froissés et papier glacé des magazines - contrepoints de la figure captive -, résonance des mots en marge des corps, silhouettes exactes ou vibrations ; ici, l’arête d'un nez ou d'un coussin de lèvres, là, l’échancrure d’une épaule que l’ombre préserve.


L’œil, invité au contact, effleure le grain de peau, croise l’encre des lettres noires, se perd dans les creux d’un tissu-paysage.


Voici, à la lisière du désir, la douceur troublante de ces portraits intimes.

Louis - André Cordago.

Découvrir les images sur mon site : instantanés.

Publié dans Instantanés

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HM 12/12/2008 11:53

Vivement que l'on puisse physiquement admirer ses instants tanés... aucun doute sur le fait que ça CARTONNE(RA)... et que déjà la CARTONNE(RIE)... La salle d'attente sera comble, où pour une fois, les patients laisseront place aux impatients...
... du Bettina RHEIMS en beaucoup plus poétique, plus sensuel et surtout, plus intime... Là, cela n'engage que mes propos... et ma vision parfois tordue de la photographie comteporaine !